Cette analyse est fondée sur les propositions du groupe "Pour une République Sociale" situé à la gauche du PS.
Il semble répondre aux préoccupations de nombreux électeurs de gauche non socialistes.
Il apparaît comme une base de réflexion relativement représentative des attentes d'un électorat de Gauche, qui refuse l'alliance avec le centre.
Il n'est néanmoins pas impossible de concilier certaines des aspirations de ces électeurs avec un recentrage du PS.
Déclaration de Principes de PRS :
1-L'émancipation globale de la personne humaine [Rappel de la DP du PS : le but de l’action socialiste est l’émancipation complète de la personne humaine].
2-Le capitalisme est incompatible avec l'objectif d'émancipation.
Points de convergences
*Contre la marchandisation généralisée (le discours social-démocrate s'y oppose aussi).
*Contre la compétition généralisée (le discours social-démocrate s'y oppose aussi).
Points de divergences
*Contre la privatisation des services publics (le discours social-démocrate ne s'oppose pas au développement des SPIC et à la DSP).
*Contre le contrat, pour la loi (la sociale-démocratie est fondamentalement contractualiste).
*Pour le dépassement du capitalisme (la sociale-démocratie accepte l'économie de marché).
3-PRS s'oppose au modèle de la « démocratie » libérale ne reconnaissant que l'arbitrage entre intérêts particuliers.
4-Le gouvernement par objectifs de développement humain, construits à partir d'indicateurs collectivement délibérés (tel que ceux suggérés par le PNUD).
5-Une 6ème République parlementaire.
6-Défense du service public garantissant une égalité d’accès à tous les citoyens.
7-L’appropriation sociale des biens communs dans une économie mixte.
8-La construction d'un espace politique européen intégré est indispensable afin d'ouvrir une alternative à la mondialisation néo-libérale. PRS s’oppose à la méthode actuelle de la construction européenne qui évacue la délibération des citoyens (Europe protectrice voire protectionniste, quand la sociale-démocratie est pronfondément pro-européenne).
Synthèse :
Il apparaît que les points de frictions entre ce programme et celui des sociaux-démocrates sont :
-le rejet du contractualisme, qui peut être compensé par la volonté des sociaux-démocrates de fonder un syndicalisme de masse.
-la préférence d'une économie mixte plutôt que l'économie de marché, qui peut être compensé par la volonté des sociaux-démocrates de préserver les services publics.
-le rejet de l'Europe actuelle et la recherche d'une Europe protectionniste, qui peut être compensé par le discours social-démocraite relatif à l'Europe régulatrice.
S'il est certain que la majorité de cet électorat ne prêtera pas sa voix à un candidat du PS de tendance sociale-démocrate, il est possible d'en conquérir une partie dès le 1er tour et le reconquérir lors du 2d, en insistant sur :
-la volonté de fonder un syndicalisme de masse,
-de préserver les SP.
-le gouvernement par objectifs de développement humain,
-la 6ème République parlementaire
-l'Europe régulatrice.

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