1-PS et classes populaires : les raisons d'un divorce.
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La relation privilégiée entre la gauche et les catégories populaires s'est tissée dans le cadre d'un modèle républicain :
-La République et les libertés publiques.
-La promotion individuelle par le mérite et l'instruction.
Parti de nouvelles « couches moyennes salariées », le PS parvient jusqu'au début de second septennat de F.Mitterrand à susciter en même temps le soutien de ces couches moyennes et celui d'une partie importante de l'électorat ouvrier.
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Aujourd'hui, les candidats d'extrême droite, attirent 4 fois plus d'ouvriers que le candidat du PC, celui de l'extrême gauche près de 3 fois plus et le candidat des chasseurs près du double. Le FN rassemble pratiquement ¼ de l'électorat ouvrier depuis 1995 et le constat de cette progression. Les anciens bastions ouvriers du Nord, de l'Est, du Rhône se classent en tête du vote d'extrême droite en 2002.
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Ce divorce électoral est le produit d'une longue érosion.
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Ce divorce électoral est le produit d'une longue érosion.
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La distanciation entre gauche et électorat populaire tient à la fois à la modification morphologique, sociale, culturelle de ces catégories, aux politiques conduites par la gauche de gouvernement et à l'abandon d'un discours de transformation sociale.
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Quelque soit l'angle sous lequel on l'envisage, le PS ne réunit pas, dans son état actuel, les meilleures conditions pour voir les catégories populaires s'identifier à lui.
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La gauche s'est éloignée de ses bases sociales, sous le double effet de la marginalisation communiste et de l'embourgeoisement socialiste.
La gauche s'est éloignée de ses bases sociales, sous le double effet de la marginalisation communiste et de l'embourgeoisement socialiste.
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Raison 1 : la marginalisation communiste.
Raison 1 : la marginalisation communiste.
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La substitution du FN au PCF est envisagée en termes de fonction : voilà le nouveau parti tribunitien, celui qui se fait le porte-voix des petits, des sans-grade, abandonnés par la gauche gouvernante. Face à l'évangélisme de la gauche caviar et aux dénégations des belles consciences des beaux quartiers, voilà le parti qui dirait tout haut ce qui préoccupe les ouvriers des banlieues.
La substitution du FN au PCF est envisagée en termes de fonction : voilà le nouveau parti tribunitien, celui qui se fait le porte-voix des petits, des sans-grade, abandonnés par la gauche gouvernante. Face à l'évangélisme de la gauche caviar et aux dénégations des belles consciences des beaux quartiers, voilà le parti qui dirait tout haut ce qui préoccupe les ouvriers des banlieues.
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Raison 2 : l'embourgeoisement socialiste.
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Raison 2 : l'embourgeoisement socialiste.
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L'échec de la politique économique du PS va conduire à la banalisation de la gestion gouvernementale par la gauche et à l'effacement progressif de la singularité revendiquée en 1981.
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La modernisation devient le maître mot avant 1984, date à laquelle Laurent Fabius s'en fait le principal partisan. En 1985, le PS accepte de se définir comme social-démocrate. En 1988, le PS se prononce en faveur d'une économie mixte, ne conservant dans le secteur public que les entreprises que la droite y a laissé.
La modernisation devient le maître mot avant 1984, date à laquelle Laurent Fabius s'en fait le principal partisan. En 1985, le PS accepte de se définir comme social-démocrate. En 1988, le PS se prononce en faveur d'une économie mixte, ne conservant dans le secteur public que les entreprises que la droite y a laissé.
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Mais entre le vieux socialisme et le nouveau centre-gauche, la continuité n'est pas évidente : l'aggiornamento ne va pas à l'encontre du fonds commun de valeurs, notamment l'égalité. La politique de L.Jospin ne se distingue plus substantiellement de celle de T.Blair, la distance idéologique séparant les socialistes du libéralisme s'est réduite.
Mais entre le vieux socialisme et le nouveau centre-gauche, la continuité n'est pas évidente : l'aggiornamento ne va pas à l'encontre du fonds commun de valeurs, notamment l'égalité. La politique de L.Jospin ne se distingue plus substantiellement de celle de T.Blair, la distance idéologique séparant les socialistes du libéralisme s'est réduite.
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Les alternances ont apporté la preuve de l'écart entre les discours tranchés et les pratiques nuancées. De ce constat s'est légitimité le recours à une « culture de gouvernement » qui s'opposera à la démarche protestataire.
Les alternances ont apporté la preuve de l'écart entre les discours tranchés et les pratiques nuancées. De ce constat s'est légitimité le recours à une « culture de gouvernement » qui s'opposera à la démarche protestataire.
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Economiquement, les creusements du déficit public, l'affaiblissement de la monnaie, la reprise rapide de la progression du chômage forment un tableau inquiétant devant lequel, parmi les deux choix qui s'offrent : la fuite en avant ou la pause, le choix de la pause finit par l'emporter. Il est lourd de conséquences, dans la mesure où s'engage, dès lors, un compromis avec les détenteurs du pouvoir économique, fondé sur un constat pragmatique.
Economiquement, les creusements du déficit public, l'affaiblissement de la monnaie, la reprise rapide de la progression du chômage forment un tableau inquiétant devant lequel, parmi les deux choix qui s'offrent : la fuite en avant ou la pause, le choix de la pause finit par l'emporter. Il est lourd de conséquences, dans la mesure où s'engage, dès lors, un compromis avec les détenteurs du pouvoir économique, fondé sur un constat pragmatique.
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Des voix se font entendre pour prendre acte de l'éloignement accompli par le PS par rapport à ses bases sociales traditionnelles et pour assumer, sans nostalgie, sa réalité de parti de gouvernement ou déclarer sa proximité avec le libéralisme social auquel s'est converti le travaillisme britannique avec Tony Blair.
Des voix se font entendre pour prendre acte de l'éloignement accompli par le PS par rapport à ses bases sociales traditionnelles et pour assumer, sans nostalgie, sa réalité de parti de gouvernement ou déclarer sa proximité avec le libéralisme social auquel s'est converti le travaillisme britannique avec Tony Blair.
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Bref, la gauche est loin du peuple de gauche à cause de 2 échecs socio-économiques :
Bref, la gauche est loin du peuple de gauche à cause de 2 échecs socio-économiques :
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a-L'échec des politique de l'emploi
a-L'échec des politique de l'emploi
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Les trois grandes réformes socialistes (les lois Auroux de 1982, l'établissement du RMI de 1988, la RTT en 1997) ne bénéficient pas d'une adhésion véritable et d'une appréciation positive de la part des catégories populaires.
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Les trois grandes réformes socialistes (les lois Auroux de 1982, l'établissement du RMI de 1988, la RTT en 1997) ne bénéficient pas d'une adhésion véritable et d'une appréciation positive de la part des catégories populaires.
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Pour E.Cohen, les trois erreurs économiques du PS sont : relance à contre-temps ; une politique industrielle trop dépensière ; le creusement du déficit pour réaliser les nationalisations.
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b-L'échec de la politique de la ville.
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Si l'objectif était bien la réintégration des quartiers d'habitat social dans la dynamique de la société française, il apparaît que malgré tous les efforts entrepris, on n'y est point parvenu : les quartiers suscitent la crainte de ceux qui n'y résident pas. La procédure HVS a, dans les faits, privilégié la réhabilitation au détriment de la transformation sociale qui devait l'accompagner : le développement endogène s'est limité à compenser les handicaps en effectuant une série de rattrapages. Dans les faits, les moyens manquent partout. La politique de la ville s'est réduite le plus souvent à un accompagnement social de la crise urbaine des quartiers. Il reste à réaliser la réhabilitation du bâti et la stimulation de l'activité sociale.
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Si l'objectif était bien la réintégration des quartiers d'habitat social dans la dynamique de la société française, il apparaît que malgré tous les efforts entrepris, on n'y est point parvenu : les quartiers suscitent la crainte de ceux qui n'y résident pas. La procédure HVS a, dans les faits, privilégié la réhabilitation au détriment de la transformation sociale qui devait l'accompagner : le développement endogène s'est limité à compenser les handicaps en effectuant une série de rattrapages. Dans les faits, les moyens manquent partout. La politique de la ville s'est réduite le plus souvent à un accompagnement social de la crise urbaine des quartiers. Il reste à réaliser la réhabilitation du bâti et la stimulation de l'activité sociale.
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L'échec de la « nouvelle alliance » et l'abandon du discours de transformation sociale.
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Les idéaux de justice, égalité des droits, égalité des chances, solidarité sont au coeur de la pensée de gauche. Parfaits dans leur intentions mais trop vagues, ces référents ne permettent pas de fédérer les groupes dans la lutte contre la société de marché. L'adoption d'une grille de lecture de la diversité sociale trop centrée sur la notion d'exclusion tend à méconnaître ou à sous-estimer l'acuité des contradictions qui se font jour parmi les ouvriers ; le pouvoir d'achat ; les conditions de travail ; le flexisécurité ; l'insécurité sociale.
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En fin de compte, les socialistes doivent se contenter de la formule de L.Jospin : « nous sommes pour l'économie de marché, mais contre la société de marché », formule subtile mais dont le contenu exact n'est pas explicité. Le PS n'a guère éclairci depuis sa relation au libéralisme. Une grande part de la perte de crédibilité affectant le PS résulte de cette ambiguïté. En effet, faute d'avoir fait la lumière sur ces questions, la gauche de gouvernement encourt un double reproche : trop en faire, n'en point faire assez. Pour les catégories populaires, c'est naturellement l'insuffisance qui l'emporte.
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L.Jospin a donc tenté (avec la gauche plurielle) de constriure une « Nouvelle alliance » entre les classes moyennes, populaires et les exclus. S'y ajoute l'alliance avec les Verts, dans le cadre de la gauche plurielle, qui conduit le PS à valoriser plus qu'il ne le faisait les enjeux environnementaux, auxquels tienent particulièrement les partisans de la « 3ème voie ».
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L.Jospin a donc tenté (avec la gauche plurielle) de constriure une « Nouvelle alliance » entre les classes moyennes, populaires et les exclus. S'y ajoute l'alliance avec les Verts, dans le cadre de la gauche plurielle, qui conduit le PS à valoriser plus qu'il ne le faisait les enjeux environnementaux, auxquels tienent particulièrement les partisans de la « 3ème voie ».
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Mais, alors que le PS propose un vaste chantier de réformes tendant à élargir les droits et la participation des classes populaires à la vie sociale, les Français attendent plutôt que la gauche limite les dégâts provoqués dans leurs rangs par certaines formes présentes de la mondialisation néolibérale. Dans l'erreur, le PS se trouve sur la défensive, contraint à la dénégation et finalement peu convaincant. Ainsi, dans un article de la NRS de 2003, H.Emmanuelli dresse-t-il l'inventaire des 14 années de gouvernement socialiste : « notre passivité face à l'offensive libérale, nos renoncements à changer le système, notre zèle à reprendre parfois les prescriptions libérales... nous avons participé au passage à la jungle marchande et au désordre libéral. »
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Dans cette situation, un espace est ouvert à l'expression de formes plus radicales du positionnement à gauche, que le communisme, associé à la gestion gouvernementale, n'est plus en mesure d'occuper. Une telle situation place la gauche institutionnelle dans la situation de fragilité dans laquelle s'est longtemps trouvée la droite modérée face au pouvoir de nuissance de l'extrême droite. L'espace politique dans lequel s'effectue la forte croissance de l'extrême gauche se définit par la conviction qu'une autre politique est possible, que celle mise en oeuvre par les gouvernements de gauche et qui sont présentées comme les seules réalisables. Le PS a peu de moyens à opposer à l'extrême gauche : le vote utile, le compromis et la mise en garde.
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Dans cette situation, un espace est ouvert à l'expression de formes plus radicales du positionnement à gauche, que le communisme, associé à la gestion gouvernementale, n'est plus en mesure d'occuper. Une telle situation place la gauche institutionnelle dans la situation de fragilité dans laquelle s'est longtemps trouvée la droite modérée face au pouvoir de nuissance de l'extrême droite. L'espace politique dans lequel s'effectue la forte croissance de l'extrême gauche se définit par la conviction qu'une autre politique est possible, que celle mise en oeuvre par les gouvernements de gauche et qui sont présentées comme les seules réalisables. Le PS a peu de moyens à opposer à l'extrême gauche : le vote utile, le compromis et la mise en garde.
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2-Reconquérir les classes populaires.
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La défection des classes populaires n'est pas forcément synonyme d'impossibilité pour la gauche de retourner au pouvoir : le PS est, par définition, un parti d'alternance, mais le 21 avril a dérangé l'attente paisible du « retour de balancier ».
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Deux postures peuvent alors être adoptées.
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a-La « centrisation » : le PS irait au-devant d'un mouvement « libéral » jugé inévitable. Ses valeurs essentielles seraient associées aux concepts de « mobilité », « flexibilité », « ouverture ». Les impératifs moraux de l'écologie pourraient être l'élément fédérateur d'une nouvelle Gauche, qui s'étendrait jusqu'au centre MODEM. Le risque : laisser s'installer la conviction que le PS s'est réallié à la domination libérale.
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a-La « centrisation » : le PS irait au-devant d'un mouvement « libéral » jugé inévitable. Ses valeurs essentielles seraient associées aux concepts de « mobilité », « flexibilité », « ouverture ». Les impératifs moraux de l'écologie pourraient être l'élément fédérateur d'une nouvelle Gauche, qui s'étendrait jusqu'au centre MODEM. Le risque : laisser s'installer la conviction que le PS s'est réallié à la domination libérale.
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b-« L'alternative ».
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Contrairement à la gauche britannique qui s'est permise d'affaiblir le clivage gauche-droite, la gauche française doit lui conserver une importance symbolique, démontrer sa spécificité, sa fidélité aux idéaux de justice sociale et de liberté et s'approprier la lutter contre l'insécurité sociale.
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Voici la clé : associer à la lutte contre le chômage l'objectif de réduction des précarités en garantissant, si ce n'est la permanence de l'emploi, du moins la garantie d'un revenu digne.
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Un « rassemblement de gauche » permettra ainsi de reconquérir les enseignants, syndicalistes et militants associatifs ; les déçus du socialisme dont l'extrême gauche profite. Pour se faire, la politique de gauche doit redevenir une politique de « transformation sociale », pour concurrencer le label révolutionnaire, brandi comme un aiguillon à l'adresse d'une gauche trop soumise au marché.
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Le risque : la présence du MODEM complique la donne pour le PS. La « gauche moderne » trouvera sur son chemin les « Républicains de droite », l'empêchant d'incarner la seule alternative.
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3-Les deux conditions de la réussite de la Gauche :
3-Les deux conditions de la réussite de la Gauche :
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a-Prendre conscience que l'on attend plus des partis politiques qu'ils fournissent une vision cohérente du monde qui s'incarnerait dans les programmes : les politiques, de toute obédience, se sont effacés derrière les spécialistes. Le rôle théorique des partis, ennuyeux, n'a plus de portée pédagogique. L'enjeu présent consiste plutôt à construire une relation contractuelle qui tienne compte de la diversité des acteurs de la société. Il s'agit donc de construire un réseau militant de gauche avec les syndicats et associations.
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a-Prendre conscience que l'on attend plus des partis politiques qu'ils fournissent une vision cohérente du monde qui s'incarnerait dans les programmes : les politiques, de toute obédience, se sont effacés derrière les spécialistes. Le rôle théorique des partis, ennuyeux, n'a plus de portée pédagogique. L'enjeu présent consiste plutôt à construire une relation contractuelle qui tienne compte de la diversité des acteurs de la société. Il s'agit donc de construire un réseau militant de gauche avec les syndicats et associations.
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b-Reconquérir les classes populaires exige de suivre les évolutions de cette catégorie de l'opinion est y répondre sans délai par des mesures pragmatiques, en faisant taire les rivalités de personnes pour faire émerger un leader socialiste. Par ailleurs, le PS doit redevenir un parti militant.

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