Les phrases en rouge sont tirées de la contribution Delanoë : "CLARTÉ, COURAGE, CREATIVITE : POUR UN GRAND CONGRES SOCIALISTE".
1- Diagnostic sur les faiblesses de la gauche.
"Les Français nous aiment bien, ils trouvent que nous sommes utiles dans les collectivités locales.
Entre le bonapartisme néo-libéral de Sarkozy et la radicalité sans débouché de l’extrême gauche, il est vital pour la social-démocratie d’exister comme véritable projet de société.
Le Parti Socialiste doit devenir "le parti de la croissance au service de la justice sociale".
3-Pour l'alliance de toute la Gauche, mais QUE la Gauche.
Le PS a besoin de tous ses membres, sans exception.
L’enjeu est de retrouver un élan national en refondant l’ensemble de la gauche et des progressistes.
Il faut élargir notre majorité au centre gauche, à condition qu'elle s'assume comme tel. Mais je ne peux envisager l'alliance avec le MODEM.
Le centre n’arrive à exister qu’avec un seul objectif : affaiblir le PS tout en misant sur l’échec de Sarkozy pour se substituer à nous et incarner l’alternance en 2012.
On pouvait s'adresser aux électeurs de Bayrou au 1er tour. Mais est-ce sérieux de concevoir une alliance allant du centre à l'extrême gauche ?
Nous devons donc travailler d’abord au rassemblement le plus large en notre sein de toutes les forces qui veulent ouvrir une alternative durable à la droite. Tout autre chemin, qui ne s’appuierait pas sur un parti socialiste plus fort, plus ouvert, plus influent, ne ferait que servir les intérêts de ceux qui, à l’extrême gauche ou au centre, fondent leur stratégie sur un affaiblissement du parti central de la gauche.
4- Delanoë VS Sarkozy
Je ne nie pas que N.Sarkozy a fait des réformes.
Il part d'un constat de bon sens : on ne peut plus continuer comme ça.
Le « sarkozysme » est surtout marqué par l’obsession de l’instant médiatique, antinomique avec l’exigence d’une vision de long terme.
Quand la communication se substitue à l'action, il y a une forme d'imposture.
N.Sarkozy veut faire le bien de tous, contre tous.
5-Delanoë par lui-même
-Son homosexualité
A ceux qui disent "l'opinion n'est pas prête" : "on croît que l'homosexualité est acceptée à Paris mais pas en province, c'est faux".
A ceux qui disent : "B.Delanoë fera des lois trop audacieuses dans le domaine des moeurs" : "j'aime les traditions, à beaucoup d'égards".
-Son mauvais caractère
A ceux qui disent "vous avez mauvais caractère" : "j'ai du caractère, mes collaborateurs prennent souvent des savons, ils en souffrent sur le moment, mais ils continuent à travailler avec moi. Mes collaborateurs l'acceptent puisqu'ils restent avec moi." "Il faut de décisions, une animation, une exigence... comment peut-on le faire sans autorité ? Le perfectionnisme installe une tension permanente. Mais c'est une condition de la réussite."
-Un manque de lucidité sur les médias ?
Je parle sans notes, je préfère la spontanéité.
J'ai été un patron.
Face aux médias, je suis sobre dans mes interventions médiatiques : je tente de privilégier le fond.
Tout candidat devra décrire sa situation sentimentale, intime, personnelle, avant de prétendre à une quelconque responsabilité : je ne le veux pas.
-Ses "affaires"
Aucun de nous n'est un prix de vertu, mais je ne me donne aucune marge de manoeuvre. Je paye tous mes billets d'avion, je n'aide pas mes amis.
J'ai décidé de l'expulsion de sans-papiers dans le gymnase Japy : cela à fait scandale à gauche, mais il fallait que je le fasse.
CONCLUSION

0 commentaires